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Dick Rivers, icône du rock’n’roll à la française, est mort

Message non luPublié: 24 Avr 2019 12:32
par Berurix
Ancien chanteur des Chats sauvages, formé début 1961 et qu’il quittera à l’été 1962, Hervé Fornéri, dit Dick Rivers, est mort à Paris des « suites d’un cancer », dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 avril, jour anniversaire de ses 74 ans, a annoncé, dans la matinée de mercredi son manager, Denis Sabouret.

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Il était l’un des plus célèbres défenseurs et le propagateur du rock’n’roll à la française au début des années 1960, avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

Né le 24 avril 1945 à Nice, fils de commerçants, Dick Rivers – nom pris en référence au personnage de Deke Rivers, interprété par Elvis Presley dans le film Loving You (1957), d’Hal Kanter – est tombé dans le rock’n’roll dès son enfance.

Ses idoles ont pour nom Elvis Presley, Gene Vincent, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Little Richard… dont il traque les moindres chansons diffusées à la radio et les rares 45-tours qui traversent l’Atlantique. Il déclarera régulièrement que c’est à leur écoute qu’il a appris l’anglais. Dans son chant en français, sa voix assez grave, il y avait une pointe de cet accent, tout comme une forme de théâtralité vocale qui rappelait celle de son maître Presley.

Après avoir participé à divers groupes locaux sans lendemain, il cofonde Les Chats sauvages début 1961, à Nice, avec les frères Roboly, tous deux guitaristes. Entre adaptations en français de succès du rock et compositions originales, le groupe va devenir l’un des plus populaires des pionniers du rock et du twist au début des années 1960. Le 24 avril 1961, le quintette signe avec Pathé-Marconi et enregistre immédiatement son premier 45-tours. Dick Rivers sera présent au chant sur sept 45-tours (quatre titres) et sur deux albums 33-tours (format 25 cm). Quelques-unes des chansons avec Rivers vont devenir des classiques, dont Twist à Saint-Tropez et Est-ce que tu le sais.

En août 1962, peu après la sortie d’Oh ! Oui, deuxième album du groupe, Dick Rivers décide de mener une carrière en solo. Il réunit des musiciens anglais qui seront présents sur son premier album, intitulé Dick Rivers, auquel collabore aussi le pianiste de jazz Martial Solal. Dick Rivers prend alors son envol. Et même si la perception de sa carrière en fera souvent un éternel troisième homme derrière Hallyday et Mitchell, rien dans ses déclarations ou son attitude ne montre qu’il l’aura vécu négativement. L’important restant pour lui de mettre son énergie, son enthousiasme au service du rock, que quelques passages vers un registre plus proche de la variété ne viendront pas tempérer.

Il a un gros succès en juin 1963 avec Je ne peux pas t’oublier, adapte les Beatles, Buddy Holly – à qui il consacrera un album entier à l’automne 1991, Holly Days in Austin – Roy Orbison, etc. Entre mars 1964 et décembre 1965 paraissent quatre albums à son nom. On y entend sa connaissance du rock, de premières virées vers la country. Dès fin 1965 son oreille est attirée par la soul music, qui va irriguer en partie son meilleur album des années 1960, Mister Pitiful, publié en 1966.

La suite ici : https://www.lemonde.fr/disparitions/art ... _3382.html


Re: Dick Rivers, icône du rock’n’roll à la française, est mo

Message non luPublié: 24 Avr 2019 12:52
par Pilotix

Re: Dick Rivers, icône du rock’n’roll à la française, est mo

Message non luPublié: 24 Avr 2019 15:13
par GIOU31
Et merde..... paix à son âme !

Re: Dick Rivers, icône du rock’n’roll à la française, est mo

Message non luPublié: 24 Avr 2019 21:16
par Quina Green
Encore une légende des sixties qui tire sa révérence. Il aurait mérité de faire la tournée des Vieilles Canailles.