Mort de Jean Rochefort, le gentleman du cinéma français

Mort de Jean Rochefort, le gentleman du cinéma français

Message non lupar Berurix » 09 Oct 2017 15:05

La faucheuse a encore frappé !

Jean Rochefort, un des acteurs les plus populaires du cinéma français, est mort dans la nuit du 8 au 9 octobre à 87 ans.
Il s'était imposé dès années 1960, avec sa "bande du Conservatoire", Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret en tête. Reconnaissable à sa moustache et sa voix chaude, il a joué dans près de 150 films, parmi lesquels "Le Grand blond" et "Un éléphant ça trompe énormément".

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L'acteur, qui avait été hospitalisé en août dernier, est mort dans un hôpital parisien à 87 ans.

Immédiatement reconnaissable à sa voix chaude et ses belles moustaches, Jean Rochefort a tourné près de 150 films, aussi bien de cinéma d'auteur que populaire.

1930 : Jean Rochefort naît à Paris d'un père cadre dans l'industrie pétrolière, originaire de Dinan et d'une mère comptable. "J'ai eu une vie passionnante.", aimait-il à dire. Lui dont le père aurait préféré qu'il parte à la guerre plutôt qu'il devienne acteur, avait réalisé ses rêves. 1947 : il prend des cours de théâtre à l'école de la rue Blanche. Il entre ensuite au Conservatoire national de Paris où il a pour condisciples Jean-Paul Belmondo, Claude Rich et Jean-Pierre Marielle, sa "bande" qu'il n'a jamais quittée.

1961: premier succès au cinéma avec Cartouche. Malgré un physique "atypique" qui ne lui valait à ses débuts que des rôles de "vieillard", l'acteur est devenu au fil des films et des années, l'un des comédiens préférés des Français. Son atout majeur : cette capacité à passer du rire aux larmes, parfois dans la même scène.

Libertin cynique dans "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier, il incarne un flegmatique valet anglais ("Les tribulations d'un chinois en Chine" de Philippe de Broca) comme un père de famille adultérin ("Un Eléphant ça trompe énormément" d'Yves Robert) ou un personnage poignant d'animateur radio solitaire dans "Tandem" de Patrice Leconte. Parmi ses films phare, on ne peut pas oublier avec Pierre Richard, "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "L'Horloger de Saint-Paul" avec Philippe Noiret, "Nous irons tous au paradis", "Le Crabe-tambour", "Le Moustachu", "Le Mari de la coiffeuse", "Ridicule", ou "Le Placard".

Les récompenses n'ont pas manqué. En 1976, il obtient le César du meilleur acteur pour un second rôle pour "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier, en 1978, le César du meilleur acteur pour "Le crabe-tambour" de Pierre Schoendoerffer. Et en 1999, un César d'honneur le couronne le comédien pour l'ensemble de sa carrière.

La dernière apparition au cinéma de Jean Rochefort au cinéma remonte à 2015 avec le film "Floride" de Philippe Le Guay, adapté d'une pièce de théâtre de Florian Zeller, "Le Père". Il y a incarnait un octogénaire souffrant de la maladie d'Alzheimer. L'acteur a évoqué plus d'une fois, ces dernières années, son envie d'arrêter sa carrière, avant de démentir avoir pris une telle décision.

Toujours proche des jeunes, Jean Rochefort avait créé le buzz la même année avec une vidéo dans laquelle il résumait "Madame Bovary" de Gustave Flaubert en version djeuns. "L'histoire d'un petit puceau tout mou comme des Chocapics au fond de leur bol qui rencontrait une petite zouz campagnarde pas dégueulasse". France 5 avait ensuite décliné l'idée avec lui sur d'autres succès de la littérature sous le titre "Les Boloss des Belles Lettres".

L'autre passion de Jean Rochefort était le cheval. Découverte lors du tournage du film "Cartouche" au début des années 1960, cette passion pour les chevaux et l'équitation prend une dimension de taille dès que Jean Rochefort devient éleveur et acquiert un haras dans les Yvelines.

On se souviendra des commentaires des compétitions d'aquitation signés Jean Rochefort, aussi drôles qu'érudits, lors des jeux olympiques de 2004 et 2008. Avec la metteure en scène Delphine Gleize, Jean Rochefort a également réalisé le film documentaire "Cavaliers seuls" (2010), dans lequel il suivait notamment un ancien champion international de saut d’obstacles, devenu handicapé et en fauteuil électrique conserver intacte sa relation aux chevaux. En 2011, il parcourait "Le Louvre à Cheval" pour décrypter les chefs d’œuvre qui mettent en scène l’objet de sa passion. C’est décalé, plein d’humour et de poésie.


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