ROUGERIE : La LÉGENDE de l'ASM TIRE SA RÉVÉRENCE

ROUGERIE : La LÉGENDE de l'ASM TIRE SA RÉVÉRENCE

Message non lupar AL40 » 05 Mai 2018 15:38

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Homme d’un seul club, le centre de l’ASM va tirer sa révérence ce samedi, à 37 ans. Sa retraite marque la fin d’une époque. Et d’une certaine idée du rugby.

Homme d’un seul club, le centre de l’ASM va tirer sa révérence ce samedi, à 37 ans. Sa retraite marque la fin d’une époque. Et d’une certaine idée du rugby.

Sans doute le dernier des Mohicans. Dans un rugby devenu professionnel, où les contrats ont remplacé la parole donnée pour être désormais chiffonnés sans état d’âme, Aurélien Rougerie est forcément une espèce en voie de disparition.
Ce soir, il va être célébré par le peuple arverne, le stade Michelin lui réservant un hommage unique, inoubliable. À la hauteur du monument. Place de Jaude, il se dit que sa statue pourrait bientôt remplacer celle de Vercingétorix.
Un tantinet exagéré mais cela permet de mesurer l’admiration de la Yellow Army envers son leader, son combattant.
L’homme qui, le 29 mai 2010, lui donna fierté et bonheur en devenant, après dix finales perdues, le premier capitaine de l’ASM à soulever le bouclier de Brennus. Ce jour-là, le capitaine est entré à jamais dans la légende.

Depuis des semaines, on sent l’émotion monter chez les supporteurs jaunes et bleus. Une immense gratitude envers leur champion transpire sur les réseaux sociaux. De la tristesse aussi, à l’idée de ne plus revoir son panache blond sur les pelouses. Un sacré vide après près de deux décennies au service exclusif de Clermont. Fidèle entre les fidèles, lui qui a signé sa première licence à l’ASM en 1988, à l’âge de huit ans.

Aurélien Rougerie a disputé son premier match professionnel sous le maillot jaune et bleu le 17 août 1999. Face au Stade toulousain ce soir, il tirera sa révérence sur une 418e rencontre !
Avec, également, le statut de meilleur marqueur de l’histoire du club : 134 essais (dont 96 en Top 14), devant des pointures comme Philippe Saint-André (119) et Napolioni Nalaga (105).

«Il y a les bons joueurs. Les grands joueurs. Aurélien, lui, est un immense joueur.» L’hommage est signé Franck Azéma, le manager des Jaunards.

Car, à son palmarès (un second bouclier de Brennus en 2017, trois finales de coupe d’Europe) en club s’ajoute un joli parcours en équipe de France : 76 sélections, trois Coupes du monde avec l’équipe de France (2003, 2007, 2011),
deux grands chelems dans le Tournoi des six nations, entre autres.

Aurélien Rougerie fait partie de cette génération dorée, et encore pétrie de cet esprit amateur qui a désormais disparu, dont les derniers rescapés - Vincent Clerc, Frédéric Michalak... - vont à leur tour raccrocher les crampons dans quelques semaines, après Thierry Dusautoir, Imanol Harinordoquy ou Julien Bonnaire la saison passée. La fin d’une époque...

À force, les Auvergnats avaient fini par croire que «Roro», fils de Jacques, pilier de l’ASM dans les années 70, et de Christine Dulac, l’une des fameuses demoiselles de Clermont, ces basketteuses du CUC qui enflammèrent l’Europe à la même époque, était immortel. Malgré les blessures, il se relevait toujours. Mais le poids des années a fini par peser. En début de saison, celui qui affiche 37 printemps, ne le niait pas. «Les lendemains de match, c’est compliqué de se lever du lit.
Je ne passe pas immédiatement de la position allongée à la position debout. Il faut en général une étape intermédiaire, par la position assise, le temps que le corps se dérouille un peu. Et je sais que les douleurs vont persister toute la journée…» Mal au corps. Et blues à l’âme. «Le joueur est aussi un mari et un papa.» Qui ne passe pas assez de temps avec son épouse et ses trois enfants.

Alors, en début de saison, il a prévenu. Ce sera la der des ders. Le compte à rebours s’est enclenché. Il se termine ce samedi soir au pied des volcans endormis. Sauf celui du stade Michelin qui s’annonce en fusion, fumant et pétaradant pour rendre honneur à l’enfant du pays. Aurélien Rougerie ne fait pas mine de ne pas le savoir. «Je ne dis pas que le public ne va pas me faire verser une petite larme. Il va y avoir beaucoup d’émotion lors de ce match.
Mais je le vois comme un bon moment. Je n’ai pas trop d’appréhension. Bien sûr, je me demande si cela va bien se passer mais je ne suis pas inquiet.»

Une dernière fois les rituels, le vestiaire avec les frères d’arme, l’adrénaline qui monte, le bruit sourd des chocs. Puis il enlèvera son maillot. Mais restera au club. Le rôle de recruteur lui est déjà dévolu. Une première étape. Car quelque chose nous dit qu’Aurélien Rougerie n’a pas fini de rendre service au club de son cœur. De toute une vie. Sans regret ? «Si je devais le faire, je le referais. Je suis parti du principe que l’herbe n’était pas plus verte ailleurs.»


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Re: ROUGERIE : La LÉGENDE de l'ASM TIRE SA RÉVÉRENCE

Message non lupar GIOU31 » 05 Mai 2018 23:53

Un immense joueur et un grand Monsieur.

J’ai cru comprendre qu’il restait au club et c’est très bien comme ça.

97 essais quand même !

Bravo et merci pour tout.
Ad usque fidelis !
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Re: ROUGERIE : La LÉGENDE de l'ASM TIRE SA RÉVÉRENCE

Message non lupar AL40 » 06 Mai 2018 00:44

La haie d'honneur des joueurs à la sortie d'Aurélien Rougerie

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