Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Re: Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Message non lupar Tpilot » 08 Août 2018 10:59

Pilotix a écrit:
Le ministère espagnol de la Défense a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le tir "accidentel" d'un missile air air par un de ses avions de chasse au-dessus de l'Estonie lors d'une mission d'entrainement.


Personnelement je ne n'y crois pas beaucoup.
Non pas qu'une telle bavure soit impossible. Mais la nature humaine est ainsi faite qu'un secret même aussi compromettant ne le reste jamais longtemps. Si tel était le cas il y aurait déjà eu des fuites, malgré le tampon "SECRET DEFENSE"
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Re: Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Message non lupar Teledrone » 02 Avr 2019 16:22

Le Rapport d'expertise : pratiquement Incroyable !

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/mon ... t-jamais-dû-décoller/ar-BBVwFxm?MSCC=1554213218&ocid=spartandhp

Crash d’EgyptAir : l’avion n’aurait jamais dû décoller

n rapport d’expertise commandée par la justice montre que l’Airbus égyptien qui s’est écrasé entre Paris et Le Caire en 2016 tuant 66 personnes n’était pas en état de voler ce jour-là.

© SIPA/XINHUA/Pierre Andrieu Les autorités du Caire estiment toujours que c’est un acte terroriste qui a provoqué le crash. (Illustration.)
L’Airbus A320 d’EgyptAir, qui devait relier Paris-Charles-de-Gaulle au Caire et qui s’est abîmé en Méditerranée dans la nuit du 18 au 19 mai 2016, tuant 66 personnes dont quinze Français, n’aurait jamais dû voler ce jour-là. C’est la conclusion d’un rapport d’expertise accablant sur la maintenance de l’avion, commandé par les trois juges d’instruction chargés de l’enquête en France.
Dans ce document d’environ 70 pages, que nous avons pu consulter, l’inspecteur et le technicien aéronautique écrivent : « L’expertise a mis en évidence que cet appareil aurait dû faire l’objet de vérifications lors des quatre précédents vols […] après l’enchaînement des défauts récurrents mais non signalés par les équipages successifs. »
Pour rédiger leur rapport, les experts ont à la fois décortiqué le carnet de bord de l’avion immatriculé SU-GCC, mais surtout étudié minutieusement les données Acars. Ce système permet à un avion en vol d’envoyer au sol les informations sur son état de maintenance.
Une vingtaine d’alertes la veille du crash
Sur la journée du 18 mai, les experts ont ainsi découvert près d’une vingtaine d’alertes plus ou moins graves sans que les pilotes ne les signalent et que la compagnie n’intervienne. « Les défauts majeurs, signalés par alarme visuelle et sonore ne font l’objet d’aucun signalement technique », relèvent les experts.
« Les défauts ne sont signalés que lorsque l’aéronef est en base principale (Le Caire) afin, de toute évidence, d’éviter une immobilisation d’un aéronef en escale pour dépannage », estiment les deux spécialistes. « Une intervention de maintenance loin de sa base est souvent plus complexe à réaliser et plus coûteuse », confie une source proche du dossier.
Et pourtant, plusieurs de ces alertes sont particulièrement inquiétantes. La plus grave signale de manière récurrente un problème électrique pouvant conduire à un incendie. Non seulement, elle n’est pas signalée par les pilotes, mais surtout « les enregistrements démontrent que le ou les disjoncteurs ont été manuellement réengagés en totale contradiction avec les consignes du constructeur », constatent les experts.
Valve moteur défaillante et fumée dans les toilettes
Une autre alerte signale un problème sur une valve d’un moteur tandis qu’un troisième défaut indique des fumées dans les toilettes. « Cette alarme peut indiquer un début d’incendie dans un compartiment WC, estiment les experts. Elle ne peut être passée sous silence, ce qui a été le cas. »
Une absence de réaction des équipes d’EgyptAir qui n’est pas propre à cette funeste journée du 18 mai. En effet, les experts ont analysé les données Acars à partir du 1er mai. Et le constat est stupéfiant. Le problème électrique a généré des alertes sur 29 vols de l’Airbus égyptien tandis que celui de la valve du moteur sur 51 vols.
« Vue le nombre d’occurrences, cette vanne aurait dû être désactivée et surtout aurait dû bénéficier d’investigations plus approfondies sur son état », affirment les experts. Conséquence, ils estiment que « l’application non conforme des procédures et consignes ne permet pas à la compagnie EgyptAir d’apprécier correctement l’état technique de l’aéronef au moment du départ de CDG ».
L’Egypte défend toujours la thèse de l’acte terroriste
Par ailleurs, les deux spécialistes s’interrogent sur le niveau de compétence du technicien chargé de la maintenance des avions EgyptAir à Roissy. En effet, rien n’indique qu’il possédait les qualifications pour exercer ce travail.
« Cette expertise fait froid dans le dos, estime Me Busy, avocat de l’association des familles des victimes du crash EgyptAir MS 804. C’est d’autant plus inquiétant que, malgré ce rapport, les avions d’EgyptAir continuent d’atterrir et de survoler l’Europe. Il faut savoir que les équipages qui ont piloté l’avion sur les vols précédant celui du crash ont assuré aux enquêteurs qu’ils n’ont rencontré aucun problème. Ce qui est faux, ils ont menti. Où est la sécurité aérienne chez EgyptAir ? »
Une situation d’autant plus préoccupante que les autorités du Caire ont mis fin à l’enquête de sécurité. Elles estiment que c’est un acte terroriste -pourtant jamais revendiqué- qui a provoqué le crash. Une conclusion à l’opposé de celle du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) qui privilégie un incendie violent dans le cockpit dont l’origine reste à déterminer.
Une fuite d’oxygène dans le cockpit ?
Une expertise pour savoir si un iPhone et un iPad -qui appartenaient au copilote- branchés au tableau de bord, comme c’était le cas le jour du drame, ont pu déclencher le sinistre, est toujours en cours. Mais, selon nos informations, les premiers résultats ne sont pas concluants. Quant à savoir si la maintenance de l’avion est en cause, les deux spécialistes aéronautiques restent prudents : « L’étude des éléments mis à la disposition des experts ne permet pas de déterminer si l’accident de l’Airbus SU-GCC découle des différents défauts techniques dont souffrait l’aéronef. »
Cependant, pour eux le problème électrique « pourrait être le signe précurseur d’une défaillance électrique majeure ». D’autant qu’ils s’interrogent sur le remplacement du masque à oxygène du copilote trois jours avant le crash. Pourquoi a-t-il été changé, mais, surtout, le travail a-t-il été bien fait, sans fuite d’oxygène pouvant accélérer un début d’incendie ?
Sollicitée, la compagnie EgyptAir n’a pas répondu à nos questions. Même chose pour l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) que nous avons interrogée sur la sécurité des vols opérés par EgyptAir.
Vincent Vérier Il y a 1 heure
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Re: Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Message non lupar Pilotix » 02 Avr 2019 16:45

Trés étranges ces conclusions alambiquées basées sur les acars, le " carnet de bord " (!!) et des suppositions d'experts alors que les bandes ont été lues par le BEA, et donc autrement plus significatives . Encore une vérité qui sortira, peut être, dans une paire de décennies. Comme pour 447, je plains les familles, victimes de la double omerta airbus/intérêts politicoéconomiques .
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Re: Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Message non lupar Pilotix » 02 Avr 2019 19:28

Incroyables ces cloportes du BEA ...
Les juges français n’ont pas eu d’autres solutions que de perquisitionner les locaux du BEA pour récupérer les données des boîtes noires de l’avion d’EgyptAir, qui s’est écrasé entre Paris et Le Caire en 2016.
De mémoire de gendarme des transports aérien (GTA), on n’avait jamais vu ça. Selon nos informations, au début du mois d’octobre, les locaux du prestigieux Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) ont été perquisitionnés par les militaires en compagnies des juges d’instruction chargés de l’enquête sur le crash aérien d’EgyptAir qui a fait 66 morts, dont 15 Français, le 19 mai 2016. Installé sur la plateforme aéroportuaire du Bourget (Seine-Saint-Denis), le BEA est chargé des enquêtes de sécurité lors des crashs aériens.
Cette intervention judiciaire inédite n’avait qu’un seul but : récupérer les données des boîtes noires de l’avion d’EgyptAir. Depuis près de deux ans, la justice française tentait en vain de récupérer les données. « Les Égyptiens refusaient de les communiquer, confie une source proche du dossier. Mais lors d’un déplacement au Caire, ils ont accepté de donner l’enregistrement des données du vol. Pour l’enregistrement des voix des pilotes dans le cockpit, ils ont renvoyé les juges français vers le BEA en disant qu’il avait une copie. »
«On marche sur la tête»
Une information qui a stupéfié les enquêteurs tricolores. « À plusieurs reprises, et même devant Juliette Méadel, (NDLR : alors secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes), et d’Alain Vidalies (NDLR : secrétaire d’Etat aux Transports), la direction du BEA a juré la main sur le cœur qu’elle n’avait pas les enregistreurs, confie une source proche du dossier. Le BEA a menti. » Contacté, Alain Vidalies confirme : « Je tombe de nues. Le BEA m’a toujours dit qu’il ne les possédait pas. »
Une situation d’autant plus incompréhensible que malgré les confidences égyptiennes, le BEA a refusé de remettre spontanément les enregistrements aux enquêteurs, ni même sur réquisition judiciaire. « Il a fallu perquisitionner ses locaux pour les récupérer, on marche sur la tête », poursuit cette même source. Une situation qui surprend Alain Vidalies : « En septembre 2014, quand je suis arrivé, un accord a été signé entre la justice et le BEA pour éviter ce genre de conflit. »
Pour le BEA, «ce sont aux Égyptiens de communiquer les éléments»
Contacté, le BEA se défend : « Nous nous conformons au droit international. Ce sont aux Égyptiens de communiquer les éléments. Et cet accord avec la justice française ne fonctionne que si c’est le BEA qui dirige l’enquête sur un crash. » Quant au fait d’avoir caché qu’il possédait les données des enregistrements, jusqu’à son ministre de tutelle, le BEA affirme : « Lorsque nous avons décrypté les boîtes noires, les données ont été remises aux Égyptiens et tout a été effacé. Mais nous avons découvert par la suite qu’une sauvegarde automatique avait été faite. Nous l’ignorions. »
Des explications jugées peu crédibles. « Le BEA se moque de nous, s’insurge l’association des familles des victimes du crash EgyptAir MS 804. Il pense plus à sa réputation internationale qu’aux familles. Il faut lui rappeler qu’il est au service de la France, pas de l’aviation internationale. Il nous mène en bateau depuis le début. » Un ressenti confirmé par Juliette Méadel : « Quand j’étais secrétaire d’Etat aux victimes, j’ai dû me battre pour obtenir du BEA qu’il parle aux familles. Il a même fallu que je passe par l’Elysée. D’ailleurs, depuis le début, ce drame, il se règle d’Etat à Etat. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/c ... 044938.php
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Re: Disparition du vol EgyptAir Paris - Le Caire

Message non lupar AL40 » 11 Avr 2019 01:53

Crash d’EgyptAir : Le Caire dément des défauts d’entretien de l’Airbus

Les trois juges d’instruction saisis de l’enquête à Paris ont ordonné deux expertises pour reconstituer le scénario de la catastrophe.

Qu’est-il arrivé au vol MS 804 ? Près de trois ans après son crash, les causes de l’accident font encore débat. Le Caire a démenti, mercredi 10 avril, l’existence de problèmes techniques non signalés sur l’Airbus A320 d’EgyptAir qui s’est abîmé en mer en 2016, faisant 66 morts. Un communiqué qui intervient après la publication dans la presse d’un rapport français qui avait conclu à des « défauts récurrents » de l’appareil.

« Les allégations publiées par certains journaux étrangers (…) concernant des manquements de la part d’EgyptAir », qui auraient provoqué le crash de l’avion Airbus A320, « sont totalement incorrectes », a affirmé le ministère égyptien de l’aviation civile :

« Le système de suivi des pannes techniques de l’avion n’a enregistré aucun problème technique avant le crash (…) et les travaux d’entretien et de sécurisation technique des avions d’EgyptAir sont effectués selon les critères internationaux agréés par les organisations internationales d’aviation civile. »

Le vol MS 804, reliant Paris au Caire, s’était abîmé en mer Méditerranée le 19 mai 2016, entre la Crète et la côte nord de l’Égypte. Peu auparavant, l’avion avait soudainement disparu des écrans radars. Les 66 personnes à bord, dont 40 Égyptiens et 15 Français, avaient péri.

Alors que Le Caire avait très vite mis en avant la piste d’un attentat, Paris privilégie depuis le départ la thèse d’un incident technique. Les trois juges d’instruction saisis de l’enquête à Paris ont ordonné deux expertises pour reconstituer le scénario de la catastrophe. La première, concernant la maintenance, a été remise aux magistrats en juin 2018.

Dans ce document de 76 pages, révélé le 2 avril par le journal français Le Parisien, les deux experts constatent « le grand manque de rigueur des équipages et des services techniques d’EgyptAir » :

« L’expertise a mis en évidence que cet appareil aurait dû faire l’objet de vérifications lors des quatre précédents vols, et n’aurait pas dû quitter Le Caire après l’enchaînement de défauts récurrents, mais non signalés par les équipages successifs. »

Selon une source proche du dossier, les enquêteurs ont commencé à analyser la copie des enregistrements sonores du cockpit issus d’une des boîtes noires.

Côté égyptien, les autorités ont mis un terme à leur enquête de sécurité à la fin de 2016 et transmis le dossier à la justice égyptienne. Le Caire avait affirmé en décembre 2016 avoir découvert des traces d’explosifs sur des restes de victimes, suscitant le scepticisme côté français d’autant qu’aucune organisation n’avait revendiqué d’attentat.


https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
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